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Avis de lecture sur un ouvrage bêta-corrigé : La Malédiction de Sholva, de Maritza Jaillet

Avis-lecture-Malédiction-Sholva
© Léonard Thénoz, Maritza Jaillet et Sophie Lim

Vous manquez de temps ?


Voici un résumé de ma chronique, au format PDF. Oui, le style rappelle ceux de mes communiqués de presse 😁 Pour rappel, je propose des communiqués de presse aux auteurs pour 30 €. Le document ci-dessous comprend des liens cliquables, et vous pouvez zoomer comme vous le souhaitez 😊 Je vous invite à scroller 😃


Informations générales sur le livre


  • Genres littéraires : livre d'aventures et jeunesse, autour des pirates ;
  • Nombre de pages et de mots : environ 24 000 mots pour 163 pages dans la version brochée (d'après Amazon) ;
  • Date de sortie : le 3 août 2023 pour la version e-book ;
  • Broché déjà disponible sur Amazon ;
  • Livre auparavant édité par l'association Tirage de Têtes ;
  • Désormais en autoédition, avec des extras ;
  • Couverture réalisée par Léonard Thénoz ;
  • Mise en page : Mélanie Desforges ;
  • Bêta-correction : Sophie Lim ;
  • Ouvrage disponible sur Amazon (lien d'achat à retrouver en fin d'article) ;
  • Extras : des jeux pour se divertir dans les entre-chapitres !

La couverture et les illustrations (4/5)


La couverture cadre bien avec le thème principal du livre, qui tourne autour du monde des pirates – on sait d'emblée où l'on met les pieds – même si je m'attendais à des couleurs plus vives pour un livre jeunesse.

Bien mis en valeur, le titre se trouve en parfaite harmonie avec le paysage apparaissant sur la couverture. J'ai notamment apprécié la barre de navigation formant la lettre « o »  ainsi que la couleur blanche du mot « de », car tous deux font ressortir le titre.

En revanche, j'ai moins aimé l'ancre apposée au « v », qui pourrait laisser penser qu'il s'agit de la lettre « y ».
Le nom de l'autrice est également trop petit à mes yeux, mais l'autrice et son graphiste, Léonard Thénoz, n'ont peut-être pas voulu gâcher le joli paysage de la couverture.

Bien que La Malédiction de Sholva ne représente pas un livre d'images, j'ai beaucoup aimé les illustrations. Si vous ouvrez le livre de Maritza Jaillet, vous pourrez alors tomber sur des caravelles et des petits crabes. J'ai adoré ces derniers, car ils me rappellent le chara design kawaii des mangas. Entendez par là que les petits crabes sont la « mignonitude » incarnée. Vous avez envie de savoir à quoi ressemblent ces derniers ? Rendez-vous dans le paragraphe suivant ! La quatrième de couverture contient un crabe version Maritza Jaillet et Léonard Thénoz.

Le résumé et l'intrigue (5/5)


Quatrième-couverture-La-Malédiction-de-Sholva
© Léonard Thénoz, Maritza Jaillet et Sophie Lim

Le résumé remplit correctement son job, puisque je le trouve court mais efficace. L'accent est mis sur le mystère lié au trésor. Avoir inséré une phrase d'accroche me paraît judicieux, car celle-ci donne envie d'en savoir plus. La fin du résumé invite également à découvrir l'ouvrage. D'ailleurs, pour moi, il s'agit d'une sorte de cliffhanger !

Le mot de l'autrice, qui accompagne le résumé, est concis et bien amené. Maritza Jaillet évoque son penchant pour la marine et explique brièvement pourquoi elle a écrit La Malédiction de Sholva, ce que j'ai trouvé touchant.

L'intrigue, quant à elle, est bien ficelée. Je n'ai relevé aucun temps mort, ce qui se révèle d'autant plus important lorsque l'on a affaire à des enfants dont la concentration se veut plus évanescente que chez les adultes ! On ne tourne pas en rond, et il existe un bon équilibre entre les dialogues et les descriptions.

Il s'agit d'un livre d'aventures et jeunesse, qui invite au rêve et au voyage. En effet, les pérégrinations des personnages sont agrémentées de légendes et d'anecdotes autour du dieu Neptune ; de quoi faire pâlir Homère dont l'épopée paraissait moins sympathique dans L'Odyssée !

L'autrice nous fait vivre l'histoire comme si elle nous la racontait de vive voix. D'ailleurs, je n'ai eu aucun mal à m'imaginer au coin du feu, en train d'écouter Maritza Jaillet pendant qu'elle narrait les périples de ses personnages. Quand ces derniers s'arrêtent à la taverne pour se restaurer, j'ai l'impression de m'asseoir à côté d'eux, comme si j'avais été invitée à partager leur repas ! Il en va de même pour les traversées en mer, que j'ai eu le sentiment de vivre. Ce fut notamment le cas lorsque les pirates s'en sont pris au Majuni ; le bateau sur lequel se trouvent Eyla, l'héroïne, et ses amis.

Je tiens à saluer le travail de recherche de Maritza Jaillet qui n'a omis aucun détail ; pas même dans les entre-chapitres au sein desquels l'autrice a prévu des extras ludiques et variés, pour permettre aux enfants de mieux se connaître et d'acquérir un peu de culture tout en s'amusant ! Vous trouverez donc un quiz, des points culture – en rapport avec les thèmes du livre – et des questions-réponses dotées d'un effet miroir…

La fin m'a agréablement surprise. Pour éviter de la spoiler ou de la divulgâcher, je ne vous en dis pas plus. Notez simplement qu'il s'agit, là encore, d'une invitation au rêve et au voyage !


La plume et le vocabulaire (4.5/5)


Quand j'évoque la plume de l'autrice, je ne fais en aucun cas référence à Plume, l'un des animaux domestiques de l'histoire. À qui appartient-il ? Pour le savoir, procurez-vous le livre de Maritza !

Je fais bien entendu allusion au style d'écriture. Les lignes de Maritza démontrent la volonté de l'autrice d'adapter son vocabulaire aux enfants et à l'univers de la marine ; raison pour laquelle je vous avais parlé, un peu plus haut, des efforts de l'autrice qui n'a rien laissé au hasard.

Les phrases sont d'une longueur raisonnable, ce qui évite les digressions inutiles et les paragraphes trop complexes, qui inciteraient les jeunes à décrocher. L'autrice ne se contente pas non plus d'un vocabulaire simpliste ni de phrases « sujet, verbe, complément » trop courtes, susceptibles d'abrutir les enfants et de déboucher sur un style d'écriture trop haché.

Or, comme rien n'est jamais parfait, j'ai relevé un point qui aurait pu être amélioré à mon sens. Malgré la présence d'un lexique et de notes de bas de page, j'aurais souhaité que l'autrice en mette davantage concernant les termes marins. En effet, changer de page pour comprendre le sens d'un mot ou d'une expression peut se révéler contraignant durant la lecture ; a fortiori lorsque le public cible est composé de gamins dont l'attention se focalise rapidement sur autre chose.

Les personnages (4.5/5)


Les personnages sont bien développés, et je me suis attachée à Eyla, l'héroïne. Sa langue bien pendue et son caractère enjoué contrastent avec le côté taciturne de son père, Loïc. Bien qu'il m'ait dérangé au début, en raison de son air ronchon, ce n'est pas le personnage avec lequel j'ai le moins accroché.

J'ai surtout déprécié les amis d'Eyla, en particulier Suzie et Albert ; les deux froussards de l'histoire. Leur ami Louis m'a semblé plus vaillant. Albert m'est apparu comme une « petite chose fragile » qui tombait tout le temps malade. J'avais envie de le secouer à la manière d'un Orangina ! Quant à Suzie, elle représente l'archétype même de la nunuche à la voix stridente, que l'on trouve dans les mangas et à qui il n'arrive que des bricoles.

En dépit de ces remarques, je dois admettre que, sans les manies énervantes des personnages secondaires, l'histoire n'aurait pas eu la même saveur. En effet, les tics et les tocs de chacun permettent d'apporter un peu d'humour au récit d'aventures. La légèreté du ton employé dans certains paragraphes m'a beaucoup plu, et c'est ce qui fait la force du livre.

En dehors de Sholva, je n'ai relevé aucun antagoniste. Pour comprendre mon affirmation, il vous suffit de lire l'ouvrage de Maritza Jaillet !

Quelques extraits…


Le premier extrait que je partage avec vous concerne un entre-chapitre :

« Au bar, le capitaine vient payer l’addition avec une centaine de pièces d’or, mais le tavernier, sympathique et de bonne humeur, lui fait un prix : au lieu de cent cinq pièces d’or, il ne lui en prend que quatre-vingt-dix.

Combien de pièces le capitaine doit-il rendre à ses camarades ? »

J'ai choisi un passage du chapitre 5, qui permet d'esquisser le caractère d'Eyla. J'apprécie également la comparaison de l'autrice :

« La jeune fille s’empressa de secouer Suzie et Louis ! Rien à faire ! Ils n’étaient plus que des pantins récitant des paroles dans une langue étrangère. Une langue que ne comprenait pas Eyla. Les autres ne réagissaient pas plus qu’eux. »

Pour finir, je vous montre un bout de dialogue, dans lequel Albert s'exprime. Je trouve les remarques de ce dernier instructives :

« — D’après mon père, dit-il avant de se réhydrater avec sa gourde, il y a plusieurs espèces de sirènes. Elles gardent tout de même des traits caractéristiques : le buste ressemblant à celui d’une femme avec des petits bras, une longue chevelure, un visage angélique… Mais ce ne sont pas des anges. Elles portent une queue de poisson dont elles recouvrent chaque écaille d’un poison mortel. Nul homme ne doit les approcher sous peine de mourir. »

Les plus (+) du livre


  • L'apprentissage des mots marins de manière ludique ;
  • L'humour qui se dégage de certaines scènes ou de certains personnages ;
  • Les entre-chapitres qui correspondent à des jeux ou à des points culture, toujours en rapport avec les thèmes du livre ;
  • L'envie d'accompagner les personnages dans leurs quêtes ;
  • Un vocabulaire adapté au public cible : l'autrice n'en fait pas des tonnes, et les enfants ne sont pas pris pour des idiots.

Les moins (-) du livre


  • Mon seul bémol concerne les notes de bas de page sur les termes marins, qui ne sont pas suffisamment nombreuses à mon goût.

Note globale : 4.5/5


Blog Sophie Lim Auteur Notation 4.5 étoiles

Où se procurer le livre ?


Amazon

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